Être à l’heure au rendez-vous - Gary Williams

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Être à l’heure au rendez-vous

Être à l’heure au rendez-vous - Gary Williams

Mon voisin attend un spécialiste du remplacement toiture Châteauguay. Ce technicien ne s’est pas présenté hier après-midi, en raison d’un chantier trop long chez un autre client. Mon voisin se libère, et il espère que ce professionnel se rendra chez lui pour réparer un problème d'infiltration d'eau dans son grenier. Cela m’amène à réfléchir au fait d’être à l’heure aux rendez-vous.

J’ai travaillé avec des personnes de différents pays dans le monde. Les conceptions de la ponctualité ne sont pas pareilles, dépendamment de la culture du pays dans laquelle on est.

J’ai connu des personnes qui partaient au rendez-vous à l’heure où elles auraient dû arriver. Tout le monde savait qu’elles arrivaient en retard. Parfois, les gens prévoient même de céduler le rendez-vous 30 minutes plus tôt, pour espérer qu’elles n’aient que 15 minutes à attendre, advenant un retard de 45 minutes de l’autre partie.

J’ai connu des personnes qui, lorsqu’elles avaient du retard, disaient que ce n’était pas grave. L’autre va comprendre que, « je suis en chemin », ou « que j’ai eu un empêchement ». J’avoue qu’avec ces personnes, même si je les appelais avant le rendez-vous, je n’avais aucune certitude de démarrer à l’heure. Les réponses obtenues étant évasives, du style, « je suis en route », « j’arrive bientôt », cela ne m’indiquait pas l’heure prévisible du début de la rencontre.

Dans certains pays, il est même de coutume de faire attendre l’autre, si son niveau hiérarchique est inférieur, ou s’il doit tenir à nous. Ainsi, une coutume de mariage est que la mariée arrive en retard à la cérémonie, jusqu’à 1h30, car le marié doit tenir à elle ! Imaginez tous les invités qui attendent assis à l’église, que l’élue se présente.

La gestion du temps est hors du contrôle humain dans ces cultures, à des degrés variables. Plusieurs éléments peuvent interrompre un agenda (visite d’un ami ou de la famille), et les personnes sont plus importantes que les activités en soi.

Ici, à Montréal, la ponctualité est de mise. Être en retard est un manque d’étiquette en affaires. Tout retard doit être communiqué en avance, afin de ne pas faire perdre du temps à la personne avec qui nous avons rendez-vous. Pour m’adapter à cette pratique, je m’impose de partir en avance lorsque j’ai un rendez-vous, et de prévoir l’imprévisible pour être à l’heure.

Le contrôle sur le temps donne le sentiment de maîtriser son agenda. On alloue du temps pour chaque tâche. La fin de la tâche est, ce qui compte. Le temps n’est pas élastique, et ne peut s’étirer indéfiniment. Le temps passe et ne se rattrape pas, alors on cherche à en gagner, si possible. Le temps, c’est de l’argent. Respecter l’utilisation du temps des autres est une marque de respect.

En vacances, il est bon de vivre sans sa montre, et de se rapprocher des personnes qui ne contrôlent pas le temps. Après quelques jours d’adaptation, cela devient relaxant. En revanche, lorsqu’on travaille, le fait de garder le contrôle sur le temps de transport, sur les rendez-vous permet d’être ponctuel, fiable et d’inspirer confiance. Si votre interlocuteur est nouvellement arrivé au Québec, et qu’il est en retard, il est bon de poser des questions sur sa façon de penser, pour savoir si sa conception du contrôle du temps est la même, ou non. L’apprentissage du contrôle du temps, fait partie des compétences à acquérir pour un nouvel arrivant.