Les montagnes russes émotionnelles - Gary Williams

Mon blogue

Les montagnes russes émotionnelles

Les montagnes russes émotionnelles - Gary Williams

Novembre 2012, les résultats de l’élection présidentielle américaine tombent et donnent le président sortant vainqueur. Les électeurs du républicain, Mitt Romney, étaient effondrés, en larmes même. De l’autre côté, les supporters de Barack Obama étaient en liesse. Novembre 2016, ces mêmes militants démocrates pleuraient à leur tour. Mais l’alternance de la joie et de la peine n’est pas le propre des seules familles politiques. Elle concerne les familles tout court. Le plus important est que tout le monde reste soudé en toutes circonstances.

Plus les personnalités sont différentes, mieux c’est

Cela dit, la famille peut parfois, ressembler à un panier de crabes. Cela ne veut pas dire que la famille n’est rien de plus qu’un groupe où les intérêts individuels passent avant tout le reste. Ce genre d’attitude existe, mais reste bien en marge de la vie de famille en général. En fait, quand j’utilise l’image du panier de crabes, je fais plutôt référence au fait que dans une famille cohabitent des personnalités parfois opposées. L’avantage est que c’est propice aux débats, en particulier sur la décision à prendre dans les situations critiques. Lorsque certains paniquent, d’autres réfléchissent longuement, on les appelle les intellos. Il y en a aussi qui minimisent l’ampleur du problème, on les appelle les 7 nains. Enfin, d’autres jouent les abonnés absents. Mais toutes ces personnes sont complémentaires, et les expériences de notre famille le prouvent.

Une personnalité, une vision

Ceux qui paniquent au moindre problème sont souvent intrépides. Cette nature aventureuse a par exemple, poussé ma sœur à offrir ses services à son ami qui possède une entreprise de maçonnerie Montréal. Les intellos appréhendent plutôt les choses avec beaucoup de prudence, sauf qu’ils s’avèrent parfois trop hésitants, même quand il y a urgence. Les 7 nains détendent un peu l’atmosphère lorsque les débats deviennent houleux. Qu’ils minimisent la gravité des choses ne signifie pas que ce sont des bébés adultes. Je remarque en fait qu’ils réagissent toujours aux intrépides. Quand ceux-ci paniquent, les 7 nains les convainquent, par des traits d’humour, de ne pas s’affoler. Après tout, c’est dans la panique que les pires décisions sont prises. Et par chance, les rires pendant des situations critiques, cela permet de se recentrer sur les vrais problèmes et de ne pas blâmer systématiquement les abonnés absents. Car, quoi qu’il se passe, ils auront toujours leur place dans la famille.