Ma femme et la couture - Gary Williams

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Ma femme et la couture

Ma femme et la couture - Gary Williams

Je voulais offrir une machine à coudre à mon épouse. Elle avait découvert les joies de la couture, et elle avait commencé par arranger ses vestes, ses tee-shirts, puis elle était passée à la décoration intérieure. Alors qu’un jour, je devais envoyer un courrier rapide, je suis passé devant une boutique que ma conjointe aurait adorée. Des tissus de tous les styles, africains, japonais, péruviens, des accessoires comme des boutons, ou des fleurs en crochet, de la laine de plusieurs qualités, et dans de très belles tonalités, le magasin était rempli de tout ce dont ma femme rêvait. Au fond de la boutique, une vendeuse tenait un gros carton qu’elle déballait avec soin. La machine à coudre qui en sortit, était d’une couleur rouge carmin, avec des boutons en inox, dont le chrome brillait de mille feux. Elle sortit une petite mallette en carton qu’elle ouvrit. Tous les instruments, qui complétaient la machine, étaient rangés dedans.

Je pris quelques renseignements auprès de la vendeuse. Je notais toutes les options, dont elle me détaillait l’importance. Je voulais être précis pour bien expliquer à mon épouse toutes les possibilités de l’engin qui l’aiderait à coudre. Je pris aussi quelques clichés. Je rentrais, tout content de ce que j’avais trouvé et impatient de le montrer à ma compagne. Elle m’attendait dans notre appartement. Elle avait étalé, sur la table du salon, des tissus colorés. Elle voulait refaire les rideaux et la housse des coussins, et, surtout, qu’ils soient coordonnés. L’uni des rideaux devait être la couleur dominante des coussins, en un rappel raffiné, comme elle me l’expliqua.

Je ne tenais plus. Je lui montrais les photos que j’avais prises de la machine à coudre. Tout de suite, elle fut emballée à la perspective de posséder cette machine rutilante et performante, à en croire ses remarques enflammées sur les options. La mallette avec les accessoires acheva de la convaincre. Esthétique et pratique, elle plaisait beaucoup à mon épouse. Je regardais l’heure. Il n’était pas trop tard pour que j’appelle la vendeuse de cette boutique. Je demandais à ce qu’un exemplaire du modèle de machine à coudre soit mis de côté. Je précisais que je viendrais le chercher le lendemain soir. Mon épouse me rejoint après mon travail, et nous sommes allé chercher sa machine. Elle ne passe pas un jour sans s’en servir, depuis qu’elle l’a. Elle a refait les coussins et les rideaux du salon, mais aussi les housses qui recouvrent les tabourets de la cuisine.