Ma prochaine visite à Paris - Gary Williams

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Ma prochaine visite à Paris

Ma prochaine visite à Paris - Gary Williams

J’ai été convié à un souper entre amis, et je savais que je rencontrerais des connaissances de mes hôtes. Jules et Mireille viennent de Paris. Des amis de là-bas venaient les voir pendant quelques jours. Je ne les avais jamais rencontrés, mais Jules m’avait parlé d’eux plusieurs fois. Arthur et Claire sont des Parisiens très attachés à leur mode de vie en ville. Pour ma part, je suis déménagé à la campagne depuis quelques années. J’ai longuement hésité avant de faire ce choix, que je ne regrette pas. Mes promenades dans la forêt voisine de ma propriété, les beaux jours de soleil où je peux rester dans ma piscine, ou encore, les matins embrumés où un animal travers le gazon, tous ces moments merveilleux, je ne les échangerais pour rien au monde avec les rues encombrées et polluées des villes.

Ce n’était pas du tout ce que je pensais avant de m’installer dans cette demeure éloignée du grand centre urbain. J’avais été un homme des villes avec ses petites habitudes, son restaurant préféré et son appartement au style industriel. Ce sont mes cousins qui m’ont invité, pendant plus d’une semaine, dans la maison qu’ils avaient acquise ensemble. Ils sont frères et leurs modestes revenus ne leur permettent pas d’avoir une maison de weekend tout seul. Leur décision ne m’a pas surpris. J’avais été amusé de leurs aménagements audacieux, de l’originalité de l’agencement de leur salon, des décorations végétales qui recouvrent les murs extérieurs. Leur grand jardin fut le lieu de pique-niques incroyables, et je suis reparti, un dimanche soir, déjà nostalgique des instants que je venais de vivre dans ce cadre incroyable.

J’ai expliqué tout cela à Arthur et Claire. Isabelle, une amie de Mireille, avait aussi été conviée. Ce fut elle qui me parla de l’ordre des CPA Montréal, ce dont je l’ai remercié plus d’une fois. La conversation a continué dans le salon, tandis que je me levais pour aider Jules à apporter les plats principaux sur la table de la salle à manger. Arthur nous suivit, et il me demanda, en arrivant dans la cuisine, si j’avais vraiment une vie qui me convenait dans ce lieu isolé. Il envisageait de déménager dans une maison près de Paris, mais dans un village minuscule. Il craignait de s’ennuyer. Je l’ai rassuré autant que je le pouvais. Il m’a convié à venir le voir dans sa nouvelle demeure, si je passais en France, ce dont je fus très touché.