Un souper en tête-à-tête - Gary Williams

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Un souper en tête-à-tête

Un souper en tête-à-tête - Gary Williams

Pour une soirée en tête-à-tête, je voulais préparer à ma femme un repas original. Je choisis une recette d’empanadas criollas. Avec une salade de roquettes et de mesclun, arrosée de vinaigre balsamique et d’huile de tournesol, l’harmonie serait parfaite. Pour les empanadas, je devais aller acheter des oignons, des poivrons rouges, du bœuf, du paprika, du piment, du cumin, du sucre et, bien sûr, l’inévitable ajout de sel. Pour ma part, je sale peu mes plats. Mon médecin m’a conseillé d’être modéré dans mes doses de sel, pour ne pas être sujet à des problèmes de santé. Je suis donc ses conseils, sans que cela me coûte le moindre effort. Ma femme aussi s’est mise à moins saler ses plats, et nous ne nous en portons que mieux. J’avais aussi des olives vertes à prendre, et je savais où les trouver. La même épicerie vendrait sûrement des raisins secs. Je ne devais pas oublier les œufs et la farine. Je partis donc en ville, pour faire toutes mes petites courses. Le mois de septembre se finissait, et le soleil brillait haut dans le ciel. Quelques nuages gris apparaissaient dans le ciel bleu. Je remarquais que l’aire de stationnement où je m’étais stationné, était pourvue d’un système d’inspection par camera.

Je m’enfonçais dans les entrailles de la ville, à la recherche de tout ce que je souhaitais avoir pour réaliser ma recette. Je voulais le meilleur bœuf haché, j’allais dans les épiceries les plus fines, convaincu que la qualité des produits qu’ils vendaient, serait au rendez-vous. Ensuite, j’entrais dans un magasin de décoration spécialisé dans les arts de la table. Je cherchais des flûtes à champagne et des serviettes en lin. Dès l’entrée, je vis que le magasin possédait exactement ce qui me manquait. Les serviettes étaient brodées de fines feuilles avec un fil argenté. Les flûtes étaient délicates et hautes à souhait. La boutique offrait de les acheter par six, ou individuellement. J’en pris une de chaque sorte, si bien, que j’eus huit coupes, chacune dans un style différent. J’avais lu dans un magazine de décoration, auquel ma femme est abonnée, que d’offrir un verre unique à chaque convive, changeait des affreux et classiques marque-verres.

Je mis aussi quelque longues minutes à choisir le vin rouge que nous boirions pendant le repas, tout comme le champagne pour l’apéritif. J’avais pris des bouchées et des verrines chez un excellent traiteur, et un macaron géant à la framboise pour le dessert. Tout était prévu, je pouvais commencer à cuisiner.