Une fête à Matane - Gary Williams

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Une fête à Matane

Une fête à Matane - Gary Williams

L’été dernier, Justin avait invité plusieurs amis dans sa nouvelle maison, située à Matane, au bord de la mer. Je faisais partie des chanceux. Nous avions passé des moments merveilleux. De nombreuses anecdotes alimentent encore nos conversations, lorsque nous nous retrouvons. Pour remercier notre ami, il était évident que nous devions fêter dignement son quarantième anniversaire. Le surprendre était notre but. Ce fut Annie qui se chargea de trouver une salle de réception où nous organiserions les festivités. Jean-Luc avait des contacts dans l’animation de soirée, il s’en est servi pour que l’événement soit parfait, tant sur du côté de la musique que des jeux en cours de soirée. Irène avait une tante qui lui avait donné une quantité impressionnante de lampions, de bougies décoratives et de guirlandes en papier. Avec ce stock incroyablement important, nous pouvions ajouter une note décorative élégante et raffinée.

Alors que je passais voir où était le professionnel, recommandé par mon père, pour le remplacement toiture Saint-Sauveur, j’ai rencontré Justin dans la rue, par hasard. Il ne savait rien de ce que nous préparions pour lui et je ne devais surtout rien lui dévoiler. J’ai tout fait pour ne pas éventer la surprise. Par contre, je lui ai promis que, comme il me le demandait, je serais chez lui le jour de la date anniversaire de sa naissance. Il n’avait pas réussi à convier plus de personnes, tous ses amis étaient pris, d’après ce qu’il m’a dit. Il ne manifestait aucun regret de passer ce moment avec moi, et seulement avec moi. L’heure où je devais venir fut fixée à dix-neuf heures, le vingt octobre. 

Le temps était vraiment beau, pendant toute cette semaine. Nous avons pu avancer et, le soir prévu, tout était en place. Il ne restait plus qu’à amener notre ami jusqu’au lieu de l’événement, sans qu’il se doute que nous l’attendions tous. Parvenu devant son immeuble, je lui ai envoyé un message pour le prévenir de mon retard. Je ne parvenais pas à trouver une place de stationnement libre pour mon véhicule et je tournais en rond dans le quartier. Il me proposa de descendre pour m’ouvrir son garage. Il n’avait plus d’automobile, à ce moment-là, une place était libre pour moi. Lorsqu’il fut en bas, je lui ai proposé d’aller boire un verre à l’extérieur pour fêter ses quarante ans. Heureusement, il accepta. Je l’ai donc mené tout droit vers nos amis, qui n’attendaient que sa venue pour commencer à festoyer.